"Elle était comme un petit chien qui aboyait ..."

"Elle était comme un petit chien qui aboyait : aimez-moi, aimez-moi !" Et pourtant elle a été aimée. Mais entre les flashs des appareils, les nuits au Studio 54, les drogues, les filles, elle semblait vivre en tachycardie. Supermodel se démarquant de la norme, jolie brune dans un monde de blondes, elle avait atteint la renommée internationnale. Bien que considérée comme "incertaine ", toujours "autour de la mélancolie et de l'obscurité". On dit qu'elle portait souvent des vêtements d'hommes (sans se travestir) et pas de maquillage. Qu'elle détestait le maquillage. D'ailleurs elle se contentait souvent de se raser et de porter des souvêtements blancs. Le reste du travail étant laissé aux maquilleurs. On dit aussi qu'elle était "too wild to live", et "sexually agressive", si bien qu'il était impossible de la laisser dormi dans la même chambre qu'un autre mannequin féminin. Mais on dit qu'elle a souvent été seule, dans cet appartement new-yorkais, où elle aimait écouter de la new wave, entre autres. Sa mère la visitant de temps à autre, sa mère jusqu'à la fin. Accro à l'héroïne, elle "était [devenu] un vrai désordre". Mais certains y croyaient encore. Elle même parfois ; avant de quitter définitivement ce théâtre, où on conseillait aux modèles de se shooter sous les ongles, sur la langue pour ne pas attirer l'attention. Personne ne voulait "finir comme Gia". Accro à l'héroïne, rejetée par le milieu, et séropositive ; le VIH était encore lié aux homosexuels. Aux hommes. Elle sera l'une des premières femmes à décéder du VIH, le 18 novembre 86. Elle était née un mois de janvier, en 1960...Sa mère dira ne pas aimer le film qui retrace sa vie (avec Angelina Jolie).