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Immortel(les)

Publié le par Supernova

  

 

 Enki Bilal est un artiste inspiré, je ne le dirai jamais assez. Après deux films plus ou moins particuliers, M. 32 Décembre filme son univers bleu équateur dans une foire aux immortelles onirique mais pas si utopiste. Enki aime le rêve mais garde les pieds sur terre. IMMORTEL c'est donc : 

Une pyramide flottante au-dessus de Manhattan...Une population de mutants, d'extraterrestres, d'humains...Une campagne électorale. Un serial killer boulimique... Un dieu à tête de faucon ... une jeune femme aux cheveux et aux larmes bleus ...

 


 Rien de très gai, ni même lesbien. Pourtant dès les premières minutes, les allusions tombent. "Elle vous plait, n'est-ce pas "(ou quelque chose dans ce genre). Et plus tard encore: "Dites plutôt que je vous plais" (ou quelque chose dans ce genre là oui...). Paroles échangées entre sublimissime-Jill ...(Linda Hardy, troublante, fait oublier tout ce qu'elle a fait jusque là...) et génialissime-Elma (Charlotte Rampling, toujours parfaite). Rien d'autre...

 Pourtant j'ai bien envie de croire, à Elma+Jill. Elma+Jill ensemble à Paris, avec ce bébé que Jill a quasiment fait seule. Jill. Si fragile, et tant besoin d'amour. "Comment va t-elle?"(ou une chose dans le genre),demande à la fin du film, Nikopol-l'amant-tourmenté." "Et elle, comment va-t-elle?". La réponse d'Elma :"Vous aimez Paris?".   Qui d'autre qu'Elma aurait pu savoir comment Jill se porte , et où elle se trouve.  "- Et elle, comment va-t-elle? - Vous aimez Paris? "

 

   

 

  Mais... "Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers... "

 

 

 

 

Tandis que je lis et relis Le Sommeil du Monstre (l'oeuvre la plus aboutie de M. Bilal?). Tandis que je me perds et me noie dans Un siècle d'amour  (treize portraits de femmes, de ce feu 20ème siècle).

 Et pourtant,  "Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l'oubli mon âme sans remord ..." 

...

Un siècle d'amour, Enki Bilal, Dan Franck,  Fayard 

 

Le Poison, in Les fleurs du mal, Baudelaire 

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F
Enfin un article beau et onirique sur un film (culte pour ma part, mais ce n'est que subjectif) ! <br /> Poétique tout comme le film...<br />  <br /> Au risquede me répéter : merci
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