L-WORD versus D-WORD

L-Word ? "C'est beaucoup de planches à repasser dans une seule série" et "Il ne se passe pas dix minutes sans qu’une fille se retrouve nue entre les jambes d’une autre" .
Ainsi, vous trouvez que les filles de L sont trop L’oréal-isée, trop sex-in-the-city?
Vous trouvez que leur réalité reste trop loin de la votre, et que la série n’avantage pas tant les lesbiennes.
Et bien Dasha Snyder a pensé à vous. Dasha Snyder ? La créatrice de la série "The D-Word", ou un pastiche de « l’autre série saphique ».
Même slogan (same sex. same city), mais différents univers. La Cité des Anges pour L, La Grosse Pomme pour D(occasionnellement rebaptisée Big [QUEER] Apple). Les paysages dorés de l’ouest contre les immeubles grisâtres de N-Y donc, avec leur cortège de petits appartements pleins de « de gens ressemblant à de véritables gens » à l’intérieur. Mais, ne vous inquiétez pas, bien que the D-Word ne rate pas une occasion de se moquer d’L Word (une joueuse de basket aulieu d'une joueuse de tennis, parodie des dialogues, exagération des défauts de certains personnages...) la série ne déclare pas la guerre à L-Word. Les réalisatrices veulent seulement montrer des L- D, vous suivez ? Des Lesbiennes Différentes (Têtu dit « d comme diversité »). Donc, moins glamour et moins portées sur le fantasme. D’ailleurs, les réalisatrices apprécieraient toutes L-Word même si les héroïnes de cette série leur paraissent «un peu trop blanches, minces et riches ». The D-Word a été remarqué au cours de nombreux festivals de cinéma lesbien, féministe ou indépendant. Comme l’explique les créatrices : « The point is to make people laugh through the social commentary », c’est-à-dire faire rire en abordant la thématique sociale.
