Les LiVrEs eT MoI

Jeudi 28 avril 2005

  Selon vous, faut-il ou non parler d’une littérature lesbienne (ou homosexuelle ? Voilà un débat qui secoue actuellement le monde littéraire. Faut-il ou pas enfermer la littérature, un univers très large, dans un cocon ? Et à quelle homosexualité doit-on se référer ? Celle de l’auteur, des personnages, ou des lecteurs… Et bien, si l’on parle d’un cinéma gay et lesbien, pourquoi ne pas appliquer cela à la littérature (une littérature) ? Un débat peut-être utile. Peut-être pas. Loin de tout cela, je voudrais seulement évoquer quelques livres bien sympathiques. 

 

  Superstar, Anne Scott: Un classique ? "Il y a un an, une nuit de janvier, je me suis pris une grande baffe dans la gueule par un videur du Rex. Je me suis retrouvée sur le trottoir, en robe et sans manteau avec du sang plein les mains. L'Entracte, cette boîte pour filles un peu plus loin sur le boulevard, était le dernier endroit au monde où j'aurais voulu me rabattre. Mais j'étais suffisamment défoncée pour en faire abstraction, suffisamment, donc, pour dissuader n'importe quelle éventuelle connasse de s'approcher. Juste avant, je sortais des toilettes du Rex où je venais de m'envoyer de l'héro pour la première fois depuis longtemps, aussi je flottais déjà agréablement en longeant le couloir vers la salle. Je regardais par terre en marchant, un élastique entre les dents pour rassembler mes cheveux, quand je suis tombée nez à nez avec Alex..." De nombreuses personnes e sont reconnues dans ce roman. Sûrement un beau livre (pas le plus beau). Culte peut-être.

   

 

 

 

 

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Les aventures de Lauren Laurano, une détective lesbienne, féministe : 

tout le monde aime ...  ou presque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Parce que les lesbiennes ne sont pas des femmes: "Autour de l'œuvre politique, théorique et littéraire de Monique Wittig,   Actes du colloque des 16-17 juin 2001", Sous la direction de Marie-Hélène Bourcier et Suzette Robichon,

 

 

 

 

Enfin, les auteurs classiques ont égalemnt leur idée sur la question, notamment Proust et surtout Baudelaire ... "culturons"-nous un peu 

 

 

 

 

  Vous trouverez Sur le site  Dykeplanet un article intéressant sur les maisons d'éditions spécialisées dans la littérature lesbienne.  

 

 

 

 

 

Natural Woman, Matsuura Rieko: mon coup de foufre : « Il pourrait s'agir d'un livre branché : écrit par une japonaise invitée au salon du livre, son héroïne est lesbienne et auteur de mangas. Il y a du sexe, de la passion, un zeste de sado-masochisme. Tout y est. Et ces recettes suffiraient à expliquer le battage médiatique autour de ce roman. Mais au-delà de ces clichés, il y a fort heureusement un livre honorable. Yoko, la narratrice, fait son apprentissage de jeune homosexuelle. Yukiko est hôtesse de l'air, dominatrice et violente. Mais a-t-elle réellement l'ascendant sur sa trop jolie maîtresse ? " tu es mignonne " dit-on à Yoko. Un regard lui suffit pour obtenir ce qu'elle désire. Qui possède le vrai pouvoir ? la belle esclave qui obéit parce qu'elle le veut bien ou son maître ? Avec Yuriko au contraire elle se refuse à faire l'amour malgré son désir. Une envie de pureté à l'opposé de la violence de Yukiko, qu'elle reconnaît ne pas aimer.Yoko, auteur de mangas morbides, domine son petite monde du haut de sa toute relative passivité et assouvit ses désirs avec une finesse toute japonaise. La grande passion de Yoko fut son premier amour : Hanayo. Avec elle se pose une question cruciale : peut-on parler de relations sexuelles entre lesbiennes ? de simples caresses ne rendent-elle pas la chose trop réductrice ?" une critique intéressante.  

Par Supernova
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Samedi 28 mai 2005

 

Athena / Saori

C’était une espèce de rituel. Nous rentrions le soir et visionnions avant de dormir cet antique animé en faisant des choses stupides, par exemple : avaler 3 verres (d’eau bien sûr) chaque fois que Shun appelle son frère au secours. Ce qui arrive très souvent. Que de rires autour de cette œuvre grandiose. Le truc ? Car il doit bien y avoir un truc n’est-ce pas ? La passion des étoiles : stardust revolution, supernova, nebula chain et autres météores en tous genres. As-tu déjà éprouvé ton cosmo ? Oui bien sûr, quelle question ! Hubert Reeves lui même en parle dans son formidable Poussières d’Etoile.

     

Les étoiles donc, puis la mythologie. Enfin les mythologies : Odin, Poséidon, Lucifer, Shakka… et ces character design à vous couper le souffle. Des visages pétris d’un je ne sais quoi, relatif à de la  tristesse, à l'optimisme, un entêtement sans limites, et la grâce. 
De l’espoir et encore de l’espoir (saint of hope).
  

 Un chevalier schizophrène (l’un de mes préférés), un autre à l’apparence aussi froide que les énergies qu’il gouverne (définitivement mon préféré), puis encore un qui se dit l’égal des dieux 
et qui cependant ne voit rien
(lun autre chouchou). 

  

Virgo Shakka

     Puis celui là qui semble prêt à crier faisons l’amour, pas la guerre, avant chaque combat (comme je l'adore); et parce qu’il ne fallait pas l’oublier, il y'en a encore un autre, avec quelques tendances sadiques, mais n’est-ce pas un Masque justement ? Quelle est son histoire ? Idem pour l'autre, lui qui vient de Jamir (encore un chouchou)?  Quelle est leur histoire à tous ? (les réponses bientôt peut-être…(Saint Seiya, épisode G ?).

      

Shaina /Sheena               June du Caméléon

Un monde d’hommes en somme. L’auteur aurait-il une vision trop classique des choses ? Les hommes au combat et les femmes au sanctuaire ? Sheena (Shaina) a la fougue des étoiles pourtant (O Sheena) et Marine porte en elle quelque chose de secret.  Par ailleurs, pourquoi ces dernières portent-elles un masque censé cacher leurs sentiments, donc les protéger ;  puisqu’on le sait, les femmes peuvent être aussi cruelles que les hommes, et que dans Saint Seiya, on l’a vu, il n’y a pas de hiérarchie dans la douleur. Ils pleurent tous. 
Hommes, saints et démons.  

 

  

Aquarius Camus - "blue forever"

   Peu importe. Au moins, il y’a des femmes. Sheena et son cœur de mer en furie, Marine qui a un je ne sais quoi de secret, Hilda la grandiose (ô Hilda), Athéna qui aurait pu être majestueuse, Shun-Rei quel joli prénom (et quelles jolies prières fait-elle), Seika un souvenir vaporeux, Esméralda, un autre souvenir, Anastassia, encore un souvenir, puis les autres. Que de souvenirs donc comme autant de «fragments d’elles», de la mère noyée à la sœur ou l’amante éloignée, sans oublier ces amours impossibles. 
Autant d’absentes donc … 
 
 

 

      On se console à sauver le monde, et à achever la bataille en souriant. 
Enfin, si onsurvit à la bataille  …

 

Saori : "remember sadness" 

  

Hilda: far from "Walhalla Palace"

 

 Cotton Candy                         Love Drop(s)                            Seek                          Il grande tempio

 Gimini Saga

Par Supernova
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Mercredi 20 juillet 2005

  

En tant que véritable passionnée de mangas (au Japon, une bande dessinée. L’adaptation de celle-ci en vidéo est dite « un animé ».), je me devais de réfléchir au lesbianisme dans  cet univers. Il ne s’agit pas d’effectuer une étude approfondie sur le sujet mais de relever (ou de rappeler) les rares magas ou animes dont les héroïnes sont plus ou moins lesbiennes ; mis à part les hentai (manga porno-érotiques , parfois immondes). Selon leur histoire, leur character design (graphisme des personnages), leur genre (sentimental, dramatique, heroic fantays, SF …), les mangas sont classés en différentes catégories, dont le shônen (davantage pensé pour  un public masculin, même si chacun lit ce qui lui plaît) et le shôjo (pour un public surtout féminin, idem). Une promenade sur les sites mangas du réseau (Internet) vous apprendra qu’on emploie le terme « yaoi » pour les mangas abordant l’homosexualité masculine, «yuri» pour ceux abordant l’homosexualité féminine. Il existe tout de même un bon nombre de mangas yaoi, sans compter les doujinshi, des mangas amateurs s’inspirant d’œuvres connues (mêmes personnages, histoire et cadre différents). Mais qu’en est-il du yuri  Si on remonte dans le temps, (pas trop loin non plus) on tombera forcément sur Lady Oscar, vous savez La rose de Versailles, «qui vivait sous la Révolution », se travestissait en homme et jouait les D’Artagnan sous les yeux ébahis des dames de la Cours. Dommage qu’elle n’ait pas sauvé Marie-Antoinette (qu’elle protégeait) pour fuir avec elle et vivre… d’amour et d’eau fraîche bien sûr. Si dans le film (inspiré du manga), Lady Oscar vole un baiser à une gente dame, dans le manga elle ne regarde que André (avec un seul « e ») ou le comte de Fersen (au doux prénom de … Axel [et non Axelle). En quelque sorte, Lady Oscar aborde le thème du travestissement mais c’est un manga qui a inspiré pas mal d'autres productions dont Utena (voir plus bas).   

jpeg: Lady Oscar et Marie-Antoinette

 On ne saurait oublier la fameuse série Sailor Moon, où Michiru et Haruka (Sailor Uranus et Sailor Neptune) vivent une amitié plus ou moins ambiguë. Oui, Sailor Moon, ou l’histoire de jeunes guerrières qui se battent pour l’amour, la justice etc, après avoir été chassées de leur royaume lunaire et s’être réincarnées dans les corps de jeunes collégiennes terriennes … bref. Dans tous les cas, Haruka «préfère sauver Michuru que la Terre» . Il existe un millier de sites Internet dédiés à ces deux personnages (comme il en existe des milliers sur le couple Willow/Tara - Buffy pour les Incultes). 
  

 

jpeg: Sailor Uranus et Sailor Neptune

 http://amweb.free.fr/sailor/     http://www.angelfire.com/anime2/HarukaMichiru/

 Après Sailor Moon, je peux vous parler d'un animé peu connu en France Kiddy Grade, ou l'histoire (notamment) d'Eclair et Lumi, deux agents aux pouvoirs spéciaux qui accomplissent des missions dangereuses dans l'espace pour le compte d'une organisation appelée GOTT.Enfin...l'animé est plus profond qu'on pourrait le penser. Remarque: Lumi semble avoir 12 ans ...mais bon!

  
 
 

 

 Et comme je ne peux parler de mangas sans évoquer CLAMP, surtout lorsqu’elles entrent dans le cadre de mon sujet, alors voilà. Clamp est un groupe de mangakas (dessinateurs de mangas) féminins qui a réussi à très bien s’imposer dans cet univers. Sakura, Tokyo Babylone, X…autant de jolies productions.
  

Dans Miyukichan in wonderland, (une révision assez particulière d’Alice au pays des merveilles)  : une «jeune et jolie lycéenne Miyuki se retrouve au cours de 7 courtes histoires dans des situations délicates, poursuivie par une horde de femmes sexy trèèèèèèès légèrement vêtues, tour à tour sado maso, exhibitionnistes... qui n'auront d'autres idées que de lui arracher ses vêtements... 

 

 

 

 

 

 

 

 Mais pour un scénario un peu plus complexe  c’est RG Veda qu’il faudra lire.
 
 
 
RG Veda donc, un manga dans lequel (entre autres)  deux personnages féminins Soma et Kendhappô s’aiment à en perdre haleine. L’histoire dans tout cela ? Vaguement  inspirée des écritures sacrées hindoues (les védas) : on y retrouve  les noms (japonais) des dieux du véda. Voilà : six étoiles se réunissent (selon une prophétie) pour détrôner un tyran. Mais il ne s’agit pas de manichéisme de comptoir. Nous sommes chez Clamp, et la tragédie est là : Six Etoiles destinées à s'éteindre dans le plus beau des spectacles... En somme les méchants ne sont pas toujours ceux que l’on croit
 

                                                                       

Une excellente page sur RG Veda : http://namida.cyna.net/rgveda.html 

 

 

Clamp et RG Veda : http://chaiselongue.site.voila.fr/page1.html  

 

 

http://chaiselongue.site.voila.fr/page2.html    

 

 

http://www.naimoka.com/index.php?rub=clamp&page=bio

 

 

  Encore plus complexe que Clamp, il y’a Revolutionary Girl Utena (Utena, la fillette révolutionnaire). Un manga , un anime  et une métaphore ?. Un manga , un anime  et une métaphore ?

 

 

 

 jpeg: duélistes
 

J’ai toujours aimé résumer ce manga ainsi : c’est l’histoire de deux Princesses qui tuent leur Prince et se mettent ensemble. Pas si simple. Il y’a un prince déchu, une sorcière malgré elle, une Princesse Charmante puis les autres. Des duels qui permettent de gagner la fiancée de la rose, une espèce de sorcière au pouvoir grandiose, et dont le statut l'oblige à appartenir au gagnant ou la gagnante des duels.  

 

 

 

 La fiancée de la Rose 
 

 Comment la libérer de son statut de fiancée de la rose (surtout lorsqu’elle complique les choses) ? Dans le film Utena y parvient et donne à  Anthy un baiser quasiment hollywoodien, tout cela après s’être transformée en voiture (si, si ! Le cheval blanc du prince ?) et fui le pays des merveilles (leur lycée), le passé (son Prince, e petit ami), l’enfance, les illusions. Dans le dessin animé, elle n’y parvient pas, (à première vue). Et c’est Anthy (la fiancée de la rose donc) qui se charge de lui rappeler : « tu es une fille donc tu ne peux pas être mon Prince [donc la sauver]». Utena, la fillette qui voulait devenir Prince ? 

 

 

 

 

 jpeg:deux Princesses qui vont tuer leur Prince et rester ensemble
  

   

 jpeg: Anthy et Utena (cheveux roses)
 

Une petite note : le film réalise l’un des fantasmes que les fans nourrissaient au sujet du duo  (ou du couple )  Utena/Anthy  dans le sens où leur relation dans le manga (et l’anime) restait toujours ambiguë. D’ailleurs, entre la version animée et le film, le personnage d’Anthy semble avoir joué à « avant/après » (après : plus belle, plus sexy, plus séductrice et entreprenante, mais moins mystérieuse).

 

 

   

http://www.shadowsdreamers.net/800_textes_manga_serie-168.

 

 AUTRES MANGAS YURI:

  
 ONIISAMA E, de Riyoko Ikeda
 «Nanako Misono est une adolescente qui fréquente une école privée pour fille très c’ôtée. Dans cette école existe une association très sélect: le Solority club ( Le Cercle de la Rose en VF) dont toutes les jeunes filles rêvent de faire partie. C'est en fait un club trés fermé qui n'accepte, après une dure sélection que l'élite des Lycéenne. Les critères de sélection étant basés autant sur le niveau scolaire que sur la culture générale ou encore (surtout ?) l'irréprochabilité de comportement et de maintient.
 Contre toute attente, Nanako est admise dans le club, ce qui va lui permettre de faire notamment connaissance avec fukiko (Clarisse en VF), la présidente du club, une ravissante blonde qui cache une âme assez sombre, et des mœurs bizarres, ainsi qu'avec d'autres personnages à la psychologie tourmentée comme Rey, la demi-sœur de Fukiko qui subit les humiliations permanentes de cette dernière. Elle découvrira peu à peu les lourds secrets et les ressentiments de chacun, y compris ceux qui la touchent personnellement. Elle s'apercevra ainsi que la réputation d'irréprochabilité des membres du club est toute relative... » 
 
 Note : c’est l’auteur de  Lady Oscar qui a crée ce manga 
 
Pour la suite de la critique : http://perso.wanadoo.fr/kadnax/oniisa.htm
 

 LOVE OF MY LIFE, Ebine Yamaji

 « Ichiko Izumaya est une jeune étudiante en anglais de 18 ans, marchant sur les traces de son père, traducteur de romans américains branchés. Sa mère morte il y a 7 ans, Ichiko est très proche de son père et a du mal à lui annoncer son homosexualité et par là même à lui présenter sa petite amie Eriko, jeune étudiante en droit de 21 ans. Pourtant, ce n’est pas l’annonce à son père qui va bouleverser la vie de Ichiko, mais au contraire celle que celui-ci va lui faire sur sa rencontre avec la mère d’Ichiko… »

 

 

 

 

 http://manga-anime.krinein.com/Love-my-Life-1988.html 

 

 

 

 SWEET LOVIN’ BABY, Ebine Yamaji
   Un manga sur « la fragilité des relations qui peut lier deux êtres (voir plus), le tout décrit avec la sensibilité et la pudeur qui caractérise cet auteur. C’est dans une librairie, que Kyo rencontre pour la première fois Magobe et Rei, un jeune couple de lesbiennes. Depuis une réelle amitié lie les trois jeunes femmes. Jusqu’au jour ou Magobe annonce son désir de quitter Rei et de se marier... » 
 

 

 

 

 DECLIC AMOUREUX, de Mari Okazaki 
 « Pour se faire un peu d’argent de poche, Maki lycéenne et talentueuse photographe, vend les clichés de ses camardes de classe dans une boutique spécialisée. Elle y croise, Asaï un professionnel, qui a de suite remarqué ses prédispositions. Il lui vient alors l’idée de la mettre en concurrence avec sa petite amie Saï, elle aussi photographe professionnelle, mais dans l’impasse totale, par manque d’inspiration.
Mais quand l’amour s’en mêle, rien ne va plus... » 
 

 Et   bientôt, et par le même auteur (Mari Okazaki):

 SUPPLI, «un manga qui parle de l'homosexualité féminine»…

 

   

 

     HEN, de Roya Oku :
"l'histoire d'une amitié particulière entre deux lycéennes»
 

 

  

Un site sur les lesbian pairing dans le monde des animes avec de nombreux liens : http://www.shoujoai.com/links/

 

 

Yuri Studios: téléchargement de clips animés de différents manga, sur fond de musique très ecclectique (Bjork, Enigma, Sum 41 etc)  http://videos.yuricon.com/

 

 

The Soujo Ai Goddess' Images: galeries d'images yuri tirées de divers mangas ou animes: 

 

 

http://ourworld.cs.com/Clara%20Yuri%20Asaki/Images

 

 

Tout l’univers du manga : http://www.shadowsdreamers.net/800_home_manga.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jpeg: Miyukichan in wonderland  

Par Supernova
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Mercredi 27 juillet 2005



C’est l’histoire d’une enfant 
«qu’on disait garçon manqué, 
et dont on fit une fille guère mieux réussie ». 
«T’es le portrait craché de ton frère… 
Tu portes déjà ses vêtements, 
tu porteras son nom de la même façon
».
 

C’est l’histoire d’une femme (Mary Read) 
laquelle rencontre une autre femme (Anne de Bonny) : 
 «Deux femmes, deux pirates,
 l’histoire fera un certain bruit
 ».
 

C'est l'histoire d'une fille qui devient valet de pied, s’ennuie et s’engage dans l’armée. «Femme, elle se travestit en homme le jour », et éprise d’un soldat, elle s’abandonne à sa passion. Mais « l’armée ne pardonne pas aux hommes que les hommes attirent ».  Alors Mary, femme avant tout, se livre (et se délivre). Nue devant les hommes, en plein jour, en pleine cour. Elle se mariera, ouvrira une taverne, avant de reprendre la route, ou plutôt la mer. Seule. Marin pour un jour, pirate pour toujours. Dans tous les cas, «les femmes comme elle n’ont pas de place dans le langage des hommes». 

 
Mary Pirate, Elsa Balaert, éditions Zulma, un livre presque (les)bien

 

 

 

 

Par Supernova
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Jeudi 28 juillet 2005

 

    

 

  Un jour, votre google alert : lesbians, vous signale un article sur les Pulp Fictions. Brouillard. Vous avez tellement en mémoire le film de Tarantino, et les chroniques poétiques et lesbiennes de Supernova (en direct du Pulp Club Paris), que vous ouvrez le mail la tête en forme de point d’interrogation

  Pulp Fiction : c’est-à-dire ? Vous apercevez ces images plus ou moins vintage, genre couvertures de livres dans le style Arlequin, mais au lieu du Jour le plus tendre, vous avez comme titres I Prefer Girls, etc etc… Lesbian Pulp Fiction, ou romans lesbiens(du moins pour les personnages), du type Pulp.   

 Romans noirs, westerns, sciences fictions : le terme de Pulp se référait à ces livres (de poche) peu coûteux (papier médiocre, très médiocre) et largement diffusés (drug stores, bus !!) ; un genre qui aurait révolutionné les années 50 et 60 aux Etats-Unis. Ils étaient destinés aux hommes hétéros, mais les lesbiennes s’y intéressèrent rapidement, pour les mêmes raisons que nous nous intéressons à la série L-Word ou, pour rester dans l’écrit, aux aventures de Lauren Laurano. Mais nous ne pourrions comparer un Sandra Scoppettone à une fiction de type Pulp : les années 2000 (be proud lesbian !), les années 50 (plus on est gay et moins on [sou]rit )… Tragédies, amours malheureuses et impossibles : les Pulp s’achevaient souvent en catastrophe, les héroïnes n’ayant que peu d'alternative :  l’alcool, la dépression, le suicide …ou le droit chemin ; droit comme straight, donc hétéro en anglais. OK, une petite lecture cet été sur la plage ? (Comment j’ai tué mon amante); une petite histoire (mais toute petite), dans la grande Histoire (alors très grande) de la littérature lesbienne.

Par Supernova
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