Samedi 30 août 2008
 
 
  Tu sais ce qui est beau, ici ? Regarde : on marche, on laisse toutes ces traces sur le sable, elles restent là, précises, bien en ligne. Mais demain tu te lèveras, tu regarderas cette grande plage et il n'y aura plus rien, plus une trace, plus aucun signe, rien. La mer efface, la nuit. La marée recouvre. Comme si personne n'était jamais passé. Comme si nous n'avions jamais existé. S'il y a, dans le monde, un endroit où tu peux penser que tu n'es rien, c'est cet endroit, c'est ici. Ce n'est plus la terre, et ce n'est pas encore la mer. Ce n'est pas une vie fausse, et ce n'est pas une vie vraie. C'est du temps. Du temps qui passe. Rien d'autre.
Ce serait un refuge parfait. Nous serions invisibles, suspendus. Impe
rceptibles même pour nous. Mais quelque chose vient gâter ce purgatoire. Quelque chose à quoi tu ne peux pas échapper.
A. Baricco, Ocean Mer



Par Supernova - Publié dans : Les LiVrEs eT MoI
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Dimanche 17 août 2008

 

*La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles*


...Ainsi que des musiques glacées
mais qui consument la chair
Tel des souvenirs d’enfance
Et c’est dans ces paysages embrumés
que les rêves s’emballent


Se    c
            o

gnent

Et s
     ai
        gnent


 
C'est dans ces forêts de brouillard
Que le coeur s’arrête et sans raison particulière
se penche au bord du gouffre, LE précipice,
Pour embrasser le vide...

C’est sous ces ciels fuligineux
que le TEMPS cesse d’exister
Que les pierres redeviennent pierres
Le silence, silence

Un
silence libéré de tout artifice
Toute folie, toute sagesse
Un
silence-vérité
Mais qui se dissout dans les approximations de la mémoire

  Lost highway way too fast
Headlights burnin all my laughs
Where was I when you screamed
Where was I when you lost all your dreams

I miss you sweet sister
I'll see you some other time,
Some other grounds



Par Supernova - Publié dans : Les AuTrEs (et Moi)
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Dimanche 22 juin 2008



Ecrire ce matin
Le frottement long 
De nos solitudes,
Etreinte langoureuse
Dans le lieu de
l’éCraSEmeNt.
Fièvre après fièvre
Rêve après rêve

« Non, ce n’est pas un souhait
Mais une exigence »

Déployée dans nos veines

*

* -*Comme des fragments de lumière*-*

*

Lécher ta lumière alors
L’unir à la mienne
Et attendre que les étoiles se lèvent


« Demain nous verrons plus loin que la terre »



 

Par Supernova - Publié dans : Les AuTrEs (et Moi)
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Dimanche 1 juin 2008



Et les Américaines parlent beaucoup de cette série là...
La photographie, des "sentiments que l'on bloque", des projets de départ à Londres:
il y'a comme un je ne sais quoi de familier.













Par Supernova - Publié dans : Les MeDiA eT MoI
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Vendredi 23 mai 2008


Après la boue des jours passés,
étreintes saphiques de quelques personnalités médiatisées
Sous le regard bien veillant de quelques flash cannibales
Il faudrait songer à revenir aux choses authentiques.
Alors pour se rappeler ce que nous ne sommes plus
et ce que nous ne semblons plus posséder
voici quelques mots trouvés ce soir sur le web,
suite à la rencontre avec une (é)toile poétique
sur un site onirique...
Un bref instant d'évasion
Toutefois, un jour je vous parlerai de ce feu qui brûle
qui traverse le sang et la chair
Comme une soif que rien n'apaise.
Le désir est créatif n'est-ce pas...
Je ne vous ferai pas la
nguir plus longtemps...



So Sweet Lezzies II

Deux femmes alanguies dans le mitan d’un lit

L’une est mince et blonde, l’autre de roux abonde

Leurs jambes emmêlées sont à demi cachées

Par un drap chiffonné témoin privilégié

des ondes du plaisir aux senteurs profondes

Leurs bouches inassouvies se cherchent avec envie

 

La nuit ce n’est pas finie, le désir l’envahit

Continuer la ronde, toujours plus féconde

Mains et doigts enjoués, douces langues enlacées

Puis la lente plongée vers quelqu’autre contrée

Là où tout se fonde en entaille d’aronde

Au cœur de ces replis au cœur de cette nuit

 

Là les langues ravies s’enjouent sans répit

Avant qu’elles ne s’inondent et que les gorges grondent

Les vulves se sont frôlées avant de s’aspirer

Creux des fourches entées fourrures entremêlées

Fièvre furibonde en longues secondes

Au rythme kabuki des masques blêmis

 

Pommettes rosies du retour à la vie puis,

Des mains la faconde aux monts qui répondent

Doigts et toisons mêlés sur des fibules dardées

Bouches aux seins collées pour des tétins dressés

Ainsi va la fronde des oubliées du monde

Ces oblates amies quand la nuit se blanchit

 

Au matin qui sourit elles sont là assoupies

Ces âmes vagabondes aux joies si fécondes   

Les membres enlacés sur leurs corps délassés

Elles restent là couchées, aux regards dérobées

... Et passent les secondes sur les îles de la Sonde

N’y voyez facétie mais simplement leur vie 

  Auteur

image : Le corps sublimé




Par Supernova - Publié dans : L'ArT eT MoI
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