Qu'est ce qu'elle a la mer, secrète profonde et bleue.
La mer de toute nos désirs. Toutes nos passions. Elle n'a rien de spécial.
Elle est bleue comme mon coeur. Bleue comme le spleen de Paris (cliché).
Mais c'est la mer tout de meme. On n'y vit pas. On y meurt.
On s'imagine debout, tout très des ondes, et cette simple idée nous enchante.
La mer, dit-on, est bleue. Mais parfois, vous la trouverez rouge,
et d'autres fois encore noire comme le vin morne d'un poème baudelairien.
La nuit souvent. Mais la nuit je ne vis pas.
La nuit je marche. Sur mes chemins d'écriture
Routes défaites qui s'éternisent
Au loin, il y'a l'Absente *la mère*,
une princesse slave* Mlle M*,
la petite Hongroise*Mlle B* ;
une déesse grecque* Mlle I*,
et *Mlle S* l'Américaine.
Puis un Prince Italien,* signor G* ;
*monsieur M* et * Mister J*.
Et enfin l'Islandaise, la grande Islandaise qui peint un tableau,
Soleil Levant. O soleil d'automne, gloire infinie...
Mais derrière l'étoile: un vide sidéral, des châteaux de cendres,
et un petit oiseau mort que l'on garde dans sa poche comme un trésor.
Et alors ? Il faut bien croire aux mirages. Sa propre renaissance. Et celle des autres.
Mais sous le ciel noir et sombre, les nuits sont blanches.
Les parfums qui mêlent les souvenirs,
les voix des absents, et un présent déjà condamné,
nous bouffent comme des vers.
Et le mal de mer tout à coup. Et la nausée.
Coeur ouvert sur le sable. Sel dans les plaies.
Pierres sur les lèvres. Et froid salé. La brûlure précieuse.
Parce que tout nous vide et nous grandit.
Parce que la vie est semblable aux vagues de l'océan.
Quelques fois grise, très rarement bleue,
elle recule et avance sans ne jamais aller nul part.
Seule consolation, la musique.
La petite musique des autres,comme une danse de la lumière dans le vide
Qui a le vertige ?
La petite musique des autres, volée à leur regard, leurs mots, leur silence,
Une dernière danse donc, avant d'aller mourir sur la scène.
Et dans le spectacle des jours,
oublier le sable que le vent écorche matins et soirs.
Oublier la mer et ses grands gestes bleus.
Oublier les cendres de nos vies passées.
Oublier ces visages qui ont la grâce d'un Soleil Levant.
Voilà. C'est fini.
Et Baudelaire murmurait dans un rêve la nuit passée :
plonger dans l'oubli mon âme sans remords [...]
charrier le vertige jusqu'aux rives de la ... Silence.
Ida, la "mangeuse d'étoiles, suffocante"
PS 1: (L'écriture n'est guère une quête de soi mais de l'autre. )
ps 2 : Les Etoiles ne brûlent pas. Elles crament.
A l'Absente
A ma princesse slave, Mila
A Yellow Moon *Mlle S"
A Brisure d'Etoile "Mlle B"
A ma petite Hongroise
A ma déesse grecque
A mon Américaine.
A mon Prince italien *GM*
A *monsieur M* et * Mister J*.
...
( la vie est belle, elle vous ressemble)
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