Mercredi 8 octobre 2008



Qu'est ce qu'elle a la mer, secrète profonde et bleue.
La mer de toute nos désirs. Toutes nos passions. Elle n'a rien de spécial.
Elle est bleue comme mon coeur. Bleue comme le spleen de Paris (cliché).
Mais c'est la mer tout de meme. On n'y vit pas. On y meurt.
On s'imagine debout, tout très des ondes, et  cette simple idée nous enchante.
La mer, dit-on, est bleue. Mais parfois, vous la trouverez rouge,
et d'autres fois encore noire comme le vin morne d'un poème baudelairien.
La nuit souvent. Mais la nuit je ne vis pas.
La nuit je marche. Sur mes chemins d'écriture
Routes défaites qui s'éternisent

Au loin, il y'a l'Absente *la mère*, 
une princesse slave* Mlle M*,
la petite Hongroise*Mlle B* ;
une déesse grecque* Mlle I*, 

et *Mlle S* l'Américaine.
 Puis
un Prince Italien,* signor G* ;
*monsieur M* et * Mister J*.
Et enfin l'Islandaise, la grande Islandaise qui peint un tableau,
Soleil Levant. O soleil d'automne, gloire infinie...
Mais derrière l'étoile: un vide sidéral, des châteaux de cendres,
et un petit  oiseau mort que l'on garde dans sa poche comme un trésor.
Et alors ? Il faut bien croire aux mirages. Sa propre renaissance. Et celle des autres.
Mais sous le ciel noir et sombre, les nuits sont blanches.
Les parfums qui mêlent les souvenirs,
 les voix des absents, et un présent déjà condamné,
nous bouffent comme des vers.
Et le mal de mer tout à coup. Et la nausée.
Coeur ouvert sur le sable. Sel dans les plaies. 
Pierres sur les lèvres. Et
froid salé. La brûlure précieuse. 
Parce que tout nous vide et nous grandit.

Parce que la vie est semblable aux vagues de l'océan.
Quelques fois grise, très rarement bleue,
elle recule et avance sans ne jamais aller nul part.
Seule consolation, la musique.
La petite musique des autres,comme une danse de la lumière dans le vide
Qui a le vertige ?
La petite musique des autres, volée à leur regard, leurs mots, leur silence,
 Une dernière danse donc, avant d'aller mourir sur la scène.
  Et dans le spectacle des jours,
oublier le sable que le vent écorche matins et soirs. 
Oublier la mer et ses grands gestes bleus.
Oublier les cendres de nos vies passées.
Oublier ces visages qui ont la grâce d'un Soleil Levant.

Voilà. C'est fini.


Et Baudelaire murmurait dans un rêve la nuit passée :
plonger dans l'oubli mon âme sans remords [...]
 charrier le vertige jusqu'aux rives de la
... Silence.


Ida, la "mangeuse d'étoiles, suffocante"

PS 1:
(L'écriture n'est guère une quête de soi mais de l'autre. )
ps 2 : Les Etoiles ne brûlent pas. Elles crament.

A l'Absente  
A ma princesse slave, Mila
A Yellow Moon *Mlle S"
A Brisure d'Etoile "Mlle B"

A ma petite Hongroise
A ma déesse grecque

A mon Américaine.
A mon 
Prince italien *GM*
A *monsieur M* et * Mister J*.
...
( la vie est belle, elle vous ressemble)


Par Supernova - Publié dans : Les AuTrEs (et Moi)
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Mardi 7 octobre 2008
Soleil...
Le jour se lève.
Mais l'univers n'est qu'une leçon d'absence.

Il y'a un arbre dans lejardin. Un arbre qui cache des forêts de silence;
ainsi que les yeux clairs de la reine.
Ma reine perdue au pays des merveilles
Derrière cet arbre d'étrangeté, on ignore de quoi est fait son coeur.
Mais on sait qu'il attire la lumière.
Et les néons brûlent, on les devine; les néons brûlent dans notre gorge, notre ventre.
Malgré l'hiver et Le froid dans l'âme.
Et le silence au bord des doigts
Mais les mots ne sous sauveront pas aujourd'hui.
L'amour ne nous sauvera pas.
La mort non plus.

Ps:
 

L'innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,

Est-il déjà plus loin que l'Inde et que la Chine?

Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,

Et l'animer encor d'une voix argentine,

L'innocent paradis plein de plaisirs furtifs?

Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n'est qu'amour et joie,
Où tout ce que l'on aime est digne d'être aimé




à M.
 

































Par Supernova - Publié dans : Les AuTrEs (et Moi)
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Lundi 6 octobre 2008



Et l'écouter lire LE POISON de Baudelaire, soir ...

Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D’un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d’un portique fabuleux
Dans l’or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.

L’opium agrandit ce qui nà pas de bornes,
Allonge l’illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l’âme au delà de sa capacité.

Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l’envers...
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.

Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l’oubli mon âme sans remord,
Et, charriant le vertige,
La roule défaillante aux rives de la mort !

Par Supernova - Publié dans : Les LiVrEs eT MoI
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Samedi 4 octobre 2008

A nouveau le gris des ciels de Londres.
A nouveau cette sensation d’être vide,
conséquence de toutes ces années à essayer de toucher le ciel,
rennoncer et essayer de nouveau.

Désespérant.

Le silence de l’aube.
Malgré la ville et l’univers
Les gens qui marchent sous la pluie…
Les autres...

Puis la course folle des taxis…

Duke Ellington sur la stéréo.
Vous aimez le jazz, mademoiselle.
Absolument pas monsieur.
Je lui permets quelques étreintes mais ne la laisse jamais me pénétrer.
Cependant, plus loin dans mon coeur :
Allez, jette l’encre et laisse descendre
Laisse descendre Jusqu’au fond.
Le regard embué par des larmes,
Ce monde est vraiment laid derrière aujourd'hui..

If I could turn back the hands of time,
Je ne t'aurai pas parlé ce soir là sur la plage
Je n'aurai pas demandé ton numéro
Et j'aurais refusé de t'aimer

 

Par Supernova - Publié dans : Les AuTrEs (et Moi)
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Vendredi 3 octobre 2008



Mais tout n’est qu’interprétation, cristallisation : les gens, les rêves, les sentiments, les gestes. Les mots ne sont que des signaux, des couleurs sur des panneaux, des gyrophares en pleine nuit. Les mots sont une espèce de code qu’on apprend pour ne plus être seul ; pourtant on se sent souvent incompris et abandonné, orphelin dune femme ou d'un homme ; comme si entre les gens, il y avait une route, le bruit du vent sur les feuilles mortes, de l’encre sèche. Puis l’angoisse de toutes les pages blanches, le vertige et la peur du vide (ou celle d'être vide). On mendierait bien des  étreintes quelques fois,mais parce qu'à l’heure des étreintes, chacun est rentré chez soi, on demeure seul sur la route immobile, face à un horizon qui saigne (le soleil souffre aussi et celui  qui  observe la nature envie davantage les tourterelles que les astres).


Alors, oui, il faut se faire une raison, parce que sur la route il n’y a que le vent. Et répéter que demain, peut-être, nous serons là, dans  quelque café rouge, à s'échanger des idées, des pensées à travers ce code bien étrange que sont les mots (à propos quel rapports "l'objet"  coeur  *aussi appelé signifiant* entretient-il avec les lettres C-OE-U-R *signifié*?).


Chybíš mi


Par Supernova - Publié dans : Les AuTrEs (et Moi)
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