Mercredi 18 février 2009


I remember, la première fois que je suis morte,
j'avais 22 ans.
C'était à cause d'elle .

The Video you can't see: she shot first
The text you can read: elle m'appelle toujours chérie
elle a écrit que j'étais incroyable
Elle n'a plus aimé de filles après moi
Réciprocité des choses
Effet miroir



Utena : kill me again, kill me with love
Street spirit : (Memories)  let them fade away


Par Supernova - Publié dans : Les AuTrEs (et Moi)
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Mercredi 18 février 2009

Lui


Il fallait que je réécrive ce texte pour me rappeler à quel point en juin 2008, mon âme était en morceau sur le parquet de cette chambre, Lewes Road. A quel point six mois aux côtés de l'autre m'avait fracassée, si bien que j'étais devenue tantôt trop triste, tantôt trop heureuse ; me rappeler à quel point nous avions mis un océan entre nous et le monde, pour nous sentir plus proches (donc dépendants), plus forts, plus grands (et quelque peu bête sûrement). Il fallait que je réécoute cette musique pour me rappeler les conversations existentielles après plusieurs verres de vin, les quelques lignes de blanche, puis l'herbe , les désaccords sur le chemin du retour, les disputes dans la chambre, avant de faire l'amour jusqu'à en perdre haleine. Il fallait que je réécrive ce texte pour me rappeler que sa crise existentielle le rendait fou, et ne m'épargnait pas, me rappeler cet appartement que nous souhaitions louer à Kemptown, avant qu'il ne décide de renoncer à tout parce que nous ne vieillirions pas ensemble [...].
Aujourd'hui je sais qu'il n'avait pas tort.

Poème : L'invisible araignée de la mélancolie étend[ait]
toujours sa toile grise sur les lieux de 


notre tragedie


*La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles*


...Ainsi que des musiques glacées
...Ainsi que des musiques glacées
qui consument la chair
Tel des souvenirs d’enfance
Et c’est dans ces paysages embrumés
que les rêves s’emballent


Se

c
o

gnent

Et s
ai
gnent

C'est dans ces forêts de brouillard
Que le coeur s’arrête et sans raison particulière
se penche au bord du gouffre, LE précipice,
Pour embrasser le vide...

C’est sous ces ciels nuageux
que le TEMPS cesse d’exister
Que les pierres redeviennent pierres
Le silence, silence

Un
silence
libéré de tout artifice
Toute folie, toute sagesse
Un
silence-vérité
Mais qui nous déchire comme les approximations de la mémoire





Video 1: no comment, sinon que Le sommeil de l'esprit engendre des monstres (titre)

video 2 : jusqu a hier ça faisait mal

les approximations de la mémoire : parfois, il me semble encore que nous etions heureux ensemble...



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Mercredi 18 février 2009

 

Lessivée.
Voilà quelque peu l'état de ma tête en ce moment.
A force de vivre en tachycardie entre Amsterdam,
Londres et Brighton.

Entre le passé et ce qu'il en reste.
Le présent et sa longue série d'escaliers qui vacillent.

Londres, Brighton, Amsterdam, en osant à peine respirer. Et au dessus de cette pyramide d'incertitudes, de rêves confus et éparpillés, de muscles contractés, de crampes et de nausées,
au dessus de cette liste de désirs en désordre s'ajoute Prague.
(rêve de l'étudiante que j'étais)

Car c'est là qu'échouent ceux qui ont échoué partout ailleurs
(ou presque)...

En ce moment je panse donc je suis...
(désolée d'être aussi weak).

Video: Blonde Redhead's Messenger mais ça aurait pu être
Telepopmusik's Last Train to Wherever

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Mercredi 18 février 2009

 

Brighton Beach

 
  Brighton by Supernova:
Time, People, Relentless sea and Land's End
An existential concept
where everything flies like ashes in time (burning paper)
there is no truth and there are  no lies, only different ways and 'chemins'

What the picture does not show  :

La lumière brûlante de l'aube
Les bruits joyeux des autres
Sa douleur quasi existentielle
Face à notre histoire si peu formidable
(a l'Italien)




Par Supernova - Publié dans : Les AuTrEs (et Moi)
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Mercredi 18 février 2009

 



L'homme est un démon nostalgique qui se souvient des cieux, écrivait Lamartine. J'ai relu cette phrase écrite sur un cahier datant de 1998 ou 99, j'ai du mal avec les chiffres, le temps, les années. Toutefois ce sont pas les heures qui pèsent le plus, mais le sable qui s'accumule sous les aisselles, et qui donne l'urticaire, l'eczéma ou la varicelle. Le vide qui s'agrandit et qui nous encombre tout en nous diminuant ; voyez-vous, comme ça...

Mais comparer l'être à un démon nostalgique signifie revenir sur le choc des années, la danse mécanique des aiguilles, qui remuent avec elles l'écume des jours. Et le souvenir d'un regard dans lequel on s'est noyé, et qui s'est éloigné en nous laissant nos erreurs, notre manque, nos blessures.

Présenter l'être comme un démon nostalgique c'est rappeler la première pierre (à l'est d'eden), la première pomme, ou la dernière ( saveur particulière) ; le premier baiser (et la salive d'Eve); la première trahison et ses conséquences. Dérive des maux.

Video :
The Loss of Sexual Innoncence. Déroutant.
Par Supernova - Publié dans : L'ArT eT MoI
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