Dimanche 14 août 2011
7
14
/08
/Août
/2011
23:35
Dublin-Belfast with a rainbow flag
Avez-vous déjà visite Belfast ? Belfast a comem un gout de pluie, de pierre et de bière.
Une muse à la fois difficile, touchante et symbolique, trop grise ou trop gaie, trop sage, trop folle.
Il n y a pas de moderation. Belfast comme un amour torturé.
...
Belfast, Lagan Side
Les néons et es battements de Rain,les promenades solitaires à Ormeau Park
Les moments de silence, puis d'insouciance au Lavery's
et enfin la Gay Pride...dernier jour de gloire.
J'oubliais Paris. Londres ou Amsterdam (trois capitales dans lesquelles jai vecu )
Belfast a plus d'etablissements gays et lesbiens que ces trois villes
Belfast est plus provocante ... Belfast est plus touchante, plus fragile mais egalement forte.
Belfast est moins mediatisée
Les blessures du passé sont toujours douloureuses, mais la ville s'ouvre, se livre et se délivre
Belfast comem un rêve à la fois triste et gay.
Le notre.
Love is a human right, le mot d'ordre de cette gay pride, a Belfast
Fragments:
Etablissements :
http://www.rainnightclub.co.uk/
http://www.unionstreetpub.com
Bar: http://www.laverysbelfast.com
Art
www.blackboxbelfast.com
www.belfastexposed.org
Livre :
Mon Traitre, Sorj Chalendon
“ La première fois que j’ai vu mon traître, il m’a appris à pisser”.
Celui qui raconte cette tranche d’Histoire est un jeune parisien, Antoine. Qui rencontre l’Irlande du Nord en 1974 par un ami amoureux de ce pays. Le genre
d’ami pour qui, si “ vous ne connaissez pas le Nord, alors, vous ne connaissez pas l’Irlande” . L’ami en question est “ un brave jeune homme, et un mauvais violoniste” .
Antoine est luthier. Pour lui qui connaît un peu le pays, l’Irlande, c’est John Ford, “ Le taxi mauve” , “ les pulls blancs torsadés, le whiskey, l’Eire de nos
mots croisés” . Mais ce qu’il va voir “ du Nord” est différent. Très tôt, il rencontre des militants de l’IRA, et se sent proche de la lutte. Quand, trois ans après son premier séjour, il
rencontre “ un vétéran” .
“ La première fois que j’ai vu mon traître, il m’a appris à pisser” est la phrase qui nous plonge dans le livre. Le traître, c’est Tyrone Meehan, figure
charismatique de la lutte. Qui est alors un leader de l’IRA et du Sinn Féin. Le coup de foudre pour l’homme renforce celui qu’Antoine éprouve déjà pour le pays et la lutte. En quelques années, de
rencontres de militants en bières partagées, de livres lus en accolades fraternelles, Antoine s’identifie à la lutte et est fasciné par les leaders. Dont, surtout, Meehan.
Pour ceux qui luttent pour l’indépendance de leurs pays, Antoine le Français devient un frère. “ J’étais différent. J’étais quelqu’un en plus. J’avais un autre
monde, une autre vie, d’autres espoirs. J’avais un goût de briques, un goût de guerre, un goût de tristesse et de colère aussi. J’ai quitté les musiques inutiles pour ne plus jouer que celles de
mon nouveau pays.”
En quelques années, notre homme enchaîne les allers-retours Paris-Belfast. Et les aides conséquentes au mouvement. Jusqu’à vouloir y entrer : “ J’étais
entré dans la beauté terrible et c’était sans retour.”

Photos: Ida Macondo
Derniers Commentaires